De P à T

POUVOIR :

X a du pouvoir sur Y dans la mesure où, à un moment donné, Y dépend de X pour obtenir ce qu’il cherche. Les relations de pouvoir sont inégales, variables et réciproques. Si certaines sources de pouvoir ont un caractère de permanence, le pouvoir ne s’accumule pas mais intervient entre les acteurs selon les situations et les relations qui en résultent.

RESISTANCE AU CHANGEMENT :

Réponse d’un individu au problème qui lui pose un changement qui signifie d’une part, que le changement ne produit pas d’avantages suffisamment intéressants ou occasionnent des inconvénients trop importants pour qu’il juge pertinent de changer sa manière de faire ou d’être et, d’autre part, qu’il possède suffisamment de pouvoir pour s’opposer au changement.

SOCIALISATION :

Cette notion correspond au processus par lequel l'individu s'approprie les règles d'une organisation et à l'ensemble des interactions par lesquelles se construit l'identité sociale (approche weberienne).

STRATEGIE :

Dans le domaine de l’entreprise, la notion de stratégie relève d’abord du management. Elle concerne la façon dont les managers dirigent leur entreprise : définition des buts, des moyens et des formes d’intervention.

 La stratégie implique un projet délibéré engageant l’entreprise sur le long terme. Elle suppose donc à la fois un but fixé et un plan d’action. Mais nombre de sociologues des organisations (James G. March, Herbert A. Simon, Henry Mintzberg) ont fait valoir que le pilotage d’entreprise n’est pas toujours aussi conscient et défini à l’avance. La stratégie se construit pour partie par une succession de modifications, d’ajouts, de renoncements, en fonction d’événements et d’opportunités. Dans ce cas, on parle de « stratégie émergente » pour souligner combien cette stratégie se forme donc au cours de l’action.

Les salariés adoptent eux aussi des stratégies dans l’entreprise. Elles sont définies par les formes d’implication dans le travail, les jeux de pouvoir, la préservation de leur territoire personnel, etc. L’analyse stratégique de Michel Crozier et Erhard Friedberg se consacre justement à l’exploration de ces stratégies d’acteurs en organisation.

STRUCTURE :

Il s’agit du mode d’agencement de l’organisation, s’exprimant dans les principes fondamentaux de division du travail et dans les différents systèmes de gestion permettant l’accomplissement coordonné des activités. L’organigramme ne peut donner qu’une image approchée, simplifiée et limitée des structures.

TAYLORISME :

 L’organisation scientifique du travail a été imaginée par l’ingénieur américain F. W. Taylor au tournant du XIXe siècle (1856 – 1915). Afin d’accroître l’efficacité du travail dans les grandes fabriques, Taylor propose une organisation « rationnelle » de la production fondée sur les principes de séparation radicale entre la conception et l’exécution, le découpage des activités en tâches élémentaires et non qualifiées, le salaire au rendement. L’ouvrier spécialisé condamné à une tâche infiniment répétitive sera la figure emblématique de l’organisation scientifique du travail. Le taylorisme se répandra surtout dans les secteurs de la production de masse, automobile, textile, emballage. Bien qu’il fût un facteur extraordinaire d’essor de la productivité, le taylorisme a généré beaucoup d’effets pervers : démotivation, absentéisme, freinage, taux de défauts importants.

TOYOTISME :

Organisation du travail conçue par un ingénieur japonais de l’entreprise Toyota, Taiichi Ohno. Le toyotisme a été mis en œuvre au Japon dès les années 50, puis abondamment imité dans les années 80 par les entreprises occidentales. Il repose sur quelques principes essentiels : la production en flux tendus (pas de stock), l’autonomie des acteurs et l’interactivité des postes de travail, la flexibilité et la transversalité de l’organisation du travail et la polyvalence des opérateurs.

THEORIE DE LA CONTINGENCE :

Selon la théorie de la contingence, les organisations sont des systèmes ouverts, dont la structure interne et le mode de gestion ne sont pas universels mais dépendants des caractéristiques de leur environnement (technologie, stabilité de l’environnement…). Les principaux représentants sont T. Burns et G. M. Stalker, J. Lorsch et P. Lawrence, J. Woodwoard.

 

 

 

 

 

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