Karl MARX

 

Karl Marx (1818-1883)

Fils d’un avocat, étudiant en droit puis philosophie, il participe au mouvement des « jeunes hégéliens », qui agitent les idées libérales contre le despotisme prussien. Mais sa pensée évolue dans un sens social, une philosophie matérialiste, et s’éloigne de l’attitude qu’il juge « idéaliste » du maître. Il devient journaliste, mais sa publication, la Gazette rhénane, subit des interdictions, notamment pour des attaques contre le tzar.

 Débute alors une suite d’exils, d’abord à paris où il se lie à des ouvriers allemands, puis dans plusieurs pays, il passera l’essentiel de sa vie en Angleterre, dans les difficultés matérielles les plus noires. L’aide financière constante que lui apporte son ami Friedrich Engels, industriel, économiste, philosophe et révolutionnaire à ses côtés, lui permet de survivre.

Pour faire pénétrer ses idées auprès des ouvriers, il adhère en 1847 à la ligue des justes de Weitling, qu’il va faire évoluer vers l’étude doctrinale. Elle se transforme en Ligue des communistes dont la devise est « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ». Il en rédige le programme avec Engels, le Manifeste du parti communiste, brochure publiée en hâte en janvier 1848 car il estime la révolution proche. Elle éclate à Paris en février… Durant toute sa vie, il sera submergé. Il veut achever son œuvre théorique, Le capital, mais elle est si gigantesque qu’il ne parvient pas, et la publie néanmoins par morceaux. D’autre part, il continue l’action quotidienne au sein du mouvement révolutionnaire mondial qu’il tente d’influencer depuis Londres.  

J.P. Delas, Le mouvement ouvrier, naissance te reconnaissance, Nathan Circa, 1991.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×